Si dans le document produit par le Khalife Général des Mourides le 24 juin dernier et publié officiellement ce 3 juillet 2019, l’on ne voit pas apparaître les signatures des Khalifes des grandes concessions de la communauté ( comme ce fut le cas le 18 septembre 1980 avec Serigne Abdou Lahad Mbacké qui avait fait parapher ses frères Serigne Abdou Khadr Mbacké, Serigne Saliou Mbacké, Serigne Souhaïbou Mbacké et Serigne Mourtadha Mbacké)…il reste établi que tous ont été saisis et ont, à l’unanimité, approuvé le contenu.
Ainsi, 39 ans après le  »premier code pénal  » façonné, en son temps, par le troisième Khalife de Touba, voilà ficelé le tout nouveau. Entre le premier document et l’actuel, il convient de signaler qu’il y a quelques points additionnels. Cela est aussi dû au fait qu’entre temps de  » nouveaux délits  » ont été identifiés avec notamment l’intervention dans la cité de personnes appartenant à la famille Mbacké et Bousso, mais prodiguant des enseignements contraires au Soufisme ( Dakaractu y reviendra ).

Dans la rencontre que le Khalife Général des Mourides tient avec le monde mouride au niveau de la résidence Khadim Rassoul, il sera question de rappeler les comportements qui sont désormais plus que jamais interdits dans la cité religieuse. Il s’agit, tel que mentionné dans le document de :

1- La consommation et la vente de tabac et de tous ses dérivés : boissons alcoolisées et toutes sortes de drogue, stupéfiants naturels ou manufacturés. Cette interdiction concerne  aussi bien l’usage public que l’usage privé et ne fait aucune différence entre les drogues.

2- Les jeux de hasard, la musique, la chanson, la danse et tout autre spectacle de divertissement en Islam utilisant des instruments musicaux y inclus  la lutte, le football, les concerts etc…

3- L’utilisation et la vente des produits de dépigmentation de la peau, des artifices ainsi que le port de vêtements indécents.

4- La magie, la sorcellerie, le charlatanisme  sont religieusement interdits dans la ville sainte de Touba.

5- Toute intervention, allocution ou actes au nom de la communauté Mouride non autorisés ainsi que l’hébergement de personnes de mauvaises mœurs.

6- L’ouverture d’établissements scolaires (Dahiras ou écoles), d’institutions d’une quelconque vocation religieuse ou appliquée ou d’une mosquée sans l’autorisation de la commission compétente. En conséquence, tous les établissements doivent se conformer  aux programmes et curicula  éducationnels Islamiques régis et contrôlés par le complexe Khadimou Rassoul .

Serigne Mountakha Mbacké Bassirou de marteler, pour conclure ce qui suit :  » Tout manquement de principe aux mesures sus citées aura pour conséquence directe, des sanctions très sévères à l’encontre des personnes responsables, infligées par le comité de  supervision chargé de la mise en application de concert avec les autorités publiques.  »

Ce qui laisse entendre que le Patriarche de Darou Miname va s’atteler, dès aujourd’hui, à la mise en place de ce comité de supervision qui sera conduit par la communauté Baay-Fall qui sera fortement représentée à la rencontre.

Dakaractu rappelle que si le  » code de 1980  » a été remis au Procureur de la République près du tribunal de  Première instance de Diourbel, celui-ci sera déposé, selon nos sources entre les mains du Président de la République qui sera reçu tout de suite après la rencontre qui réunira le Khalife et les dignitaires mourides de Touba.

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