Une jeune dame a été retrouvée morte à Pikine Guinaw Rails, à proximité de l’arrêt Sips. La victime, Ndioba Seck, âgée d’une vingtaine d’années, a été tuée par des agresseurs dans la nuit du dimanche au lundi dernier. Elle est morte après avoir reçu 64 coups de couteau.

Des meurtres, encore des meurtres ! Le sang a encore coulé et ensanglanté la banlieue. Nous sommes à Thiaroye, précisément à l’usine de Sips, dans un atelier d’un pneumaticien, en face de la route de Rufisque. Il est neuf heures du matin, une foule entourait le corps sans vie d’une dame qui a été poignardée à mort par des agresseurs. La victime, Ndioba Seck, femme de ménage, était âgée d’une vingtaine d’années. Elle est morte après avoir reçu 64 coups de couteau. Le crime n’avait pas aussi pour mobile le vol.  La défunte était une mère célibataire et habitait au quartier Matar Niang de Thiaroye Guedj. Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital. Une enquête a été ouverte pour éclaircir cette affaire qui alimente les débats dans la banlieue, précisément à Thiaroye où les faits se sont produits.

L’imam Diouf qui dirige la prière de la mosquée, nous confie, dépité : « les habitants de cette zone sont confrontés à des problèmes d’insécurité. C’est au petit matin que j’ai été informé du meurtre Arrivé sur les lieux, je n’ai pu rien faire que de constater la même chose que ceux qui étaient sur place». Imam Diouf, assis sur un banc, le visage meurtri et très affecté par cette découverte macabre, plaide pour le retour de la peine de mort au Sénégal. Ce, dit-il, pour que les tueries sauvages cessent dans notre pays.

Les confidences de la maman de la défunte

La mère de la victime retrace les instants qui ont précédé la mort de sa fille Ndioba Seck. « Je suis un peu alitée ces derniers jours et Ndioba était toujours à mon chevet. Elle travaille comme ménagère et rentre tous les jours à 14h. Elle n’a aucune fréquentation douteuse », a d’emblée précisé la vieille dame qui, malgré la douleur, tente d’expliquer les faits. « Le jour des faits, c’est-à-dire le dimanche 26 janvier 2020, elle était dans ma chambre pour s’enquérir de ma situation sanitaire. Tout d’un coup, son téléphone a sonné. Je ne sais pas celui ou celle qui était au bout du fil, mais après une brève discussion avec son interlocuteur, elle est sortie tout en me rassurant qu’elle n’allait pas tarder à rentrer. Je ne connais pas l’heure exacte, mais j’avais déjà accompli la dernière prière de la journée. Hélas, elle n’est jamis revenue », regrette la dame qui dit avoir été informée de la triste nouvelle par les cris des sœurs de la défunte. En bonne musulmane, elle s’en remet à Dieu, mais souhaite qu’une enquête soit ouverte pour que la lumière soit apportée dans cette affaire. D’autres membres de la famille renseignent que Ndioba ne s’est jamais absentée du domicile familiale. Mais jour-là, elle a appelé au téléphone l’un de ses grands frères pour lui signifier qu’il rentrera tard. Elle ne reviendra jamais. C’est vers les coups de 10 heures de ce lundi matin qu’on les a informés que leur sœur a été retrouvée morte. Une triste nouvelle qui plonge toute une famille dans la douleur. A rappeler que c’est dans cette même semaine qu’un cordonnier a été tué à coup de ciseaux par un jeune tailleur de 17 ans à Sahm Notaire.

Sada Mbodj

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