Les vacances du chef de l’État Macky Sall en France, plus précisément à Biarritz, n’est pas du goût de Pape Diop de « Bok gis gis ». Lors de l’installation du secrétariat exécutif national (SEN) de son parti, il a taclé le Président Sall d’autant plus que selon lui, il aurait dû choisir les contrées de l’intérieur du pays pour vendre les destinations touristiques du pays.

Le Secrétariat Exécutif National de la convergence libérale et démocratique BGG réuni ce jeudi pour analyser la situation économique, sociale et politique du pays, après avoir considéré que le président de la République doit veiller scrupuleusement aux conclusions issues du dialogue national, estime d’autre part que les urgences restent constantes. Pour Pape Diop et ses militants, la situation du pays reste préoccupante et dans tous les domaines. « Malgré les gesticulations du Gouvernement tendant à nous vanter la bonne santé de l’économie du pays, nous avons près de 900 milliards du service de la dette soit près du ¼ du budget national arrêté pour l’exercice en cours à 4.215 milliards, ce qui représente sans conteste une proportion très élevée. Il s’y ajoute, que la dette prétendument « modérée » ne prend pas en compte la dette intérieure qui est autour de 400 milliards et la faible résorption est la plus grande menace à la survie des entreprises » décriera le secrétariat national. Quant au taux de croissance projeté à 6,8% en 2020, le SEN jugera qu’il est non seulement l’un des plus faibles dans la zone UEMOA, mais il a aussi la particularité d’être extraverti et ne profite que peu ou prou au secteur privé  national.
Le SEN fustige ainsi l’attitude du Gouvernement qui a toujours consisté à présenter un tableau reluisant de notre économie en total décalage avec la réalité.
Il en est ainsi de l’état désastreux des finances publiques à propos duquel, le Gouvernent de Macky SALL est systématiquement dans le déni, selon Bokk Gis Gis, alors que « ses mesures de hausse du prix du carburant, du ciment, de l’électricité et celles à venir ainsi que le relèvement de l’impôt à l’importation, témoignent des difficultés de l’Etat à honorer ses engagements et de sa frénésie à renflouer ses caisses ».
À propos de la crise dans le secteur de l’éducation, le SEN demande au Gouvernement le respect de ses engagements à l’endroit des syndicats d’enseignants. D’autant que les deux principales revendications portées par les organisations syndicales, à savoir « les lenteurs dans les actes administratifs » et la « révision du système de rémunération des agents de la fonction publique », participent à l’équité sociale dont le Gouvernement de Macky SALL prétend faire une action prioritaire de sa gouvernance. À moins qu’il « ne s’agisse là encore d’un simple slogan en total déphasage avec la réalité » s’insurge le SEN.
Le SEN a exprimé sa vive inquiétude par rapport au recul observé en matière de libertés publiques et individuelles. Comme en atteste les arrestations à tout-va de compatriotes dont le seul tort est de manifester leur désaccord par rapport à l’action du Gouvernement comme le leur permet la constitution. Pour le SEN, le régime actuel doit absolument garantir ce droit constitutionnel à tous les citoyens qui souhaitent manifester de manière pacifique et a exigé la libération de Guy Marius SAGNA et exhorte enfin le Président Macky SALL et son Gouvernement à ne pas prétexter systématiquement du risque de trouble à l’ordre public pour troubler eux-mêmes l’ordre constitutionnel.

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