Ils sont devenus la terreur de ce siècle. Les réseaux sociaux dont l’avènement consacre la démocratisation de la liberté d’expression, ne demeurent pas qu’un danger pour les usagers, mais aussi pour les autorités. Et les victimes foisonnent. Le dernier cas, est le commissaire Sangaré du commissariat des Parcelles Assainies. Son lynchage sur les réseaux sociaux et les sites internet, à la suite de son altercation avec Dr Cheikhouna Gaye de la Pharmacie Fadhilou Mbacké, lui a valu une sanction de la part du ministre de l’Intérieur. En effet, dès que la vidéo a été balancée sur les portails web, elle est devenue virale sur les réseaux. Et chaque internaute d’y aller de son commentaire en enfonçant le commissaire. Ils orientent les faits et tirent tous dans la même direction. Ainsi, ils ne laissent aucune marge de manœuvre aux autorités à cause de la virulence des publications. Ils influencent et obligent le pouvoir à réagir pour la plupart en sanctionnant. La puissance des réseaux sociaux est telle qu’au Sénégal, ils constituent le tribunal populaire. A travers la toile, on instruit à charge et condamne à de lourdes peines. A ce rythme, les citoyens vont préférer la condamnation des tribunaux à la vindicte populaire à travers les réseaux sociaux. Aujourd’hui, personne ne peut échapper à la violence des réseaux sociaux que l’on soit une autorité ou un citoyen lambda. La preuve, d’illustres inconnus ont fait l’objet d’arrestations à cause des réseaux sociaux. Puisque les autorités n’agissent maintenant que selon les ressentis des internautes.

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