La commission d’enquête parlementaire s’est assigné un rôle qui ne devrait pas le sien dans le traitement de l’affaire des 94 milliards supposés détournés par l’ancien inspecteur des domaines Mamour Diallo. C’est l’avis  fondateur d’Africa Jom Center, Aliou Tine.  Il estime que, le procureur de la République est le plus habilité à éclairer la lenternes des sénégalais dans cette affaire.

« Le problème de fond que nous avons dans cette affaire, c’est celui de la bonne gouvernance. Et, dans la question de bonne gouvernance, il y a beaucoup d’organes qui étaient plus habilités pour le traitement de cette affaire que la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale. Nous avons l’Ofnac, la Cour des comptes, l’Inspection générale d’Etat, le procureur de la République », a noté Aliou Tine.

Pour lui, quand une question de bonne gouvernance est évoquée dans une démocratie avancée, c’est le procureur de la République, maitre des poursuites qui doit s’autosaisir pour éclairer la lanterne des Sénégalais. « Le Procureur devait être le premier à se saisir de cette affaire. Mais le problème au Sénégal, c’est la discrimination dans le traitement des dossiers. Si on avait un traitement impartial des affaires judiciaires, un Etat neutre au service exclusivement de l’intérêt du public, il n’y aurait pas de problème. Mais si la rue intervient, il faut s’interroger sur le dysfonctionnement de nos institutions », a déploré Alioune Tine qui n’a pas manqué de dénoncer « le silence total » des organes de contrôle qui, constate-t-il pour le regretter, ne font plus de rapport.

LEAVE A REPLY